La Valise de Maria et de Gustave

La Valise de Maria et de Gustave Claeys Desegher

“Gustave et Maria” installation.

LA VALISE DE MARIA ET GUSTAVE CLAEYS-DESEGHER (1862-1948).

Voici la troisième valise de «La Grande Errance».
Maria et Gustave sont nés tous les deux à Ypres (Belgique). Maria en 1872 et Gustave en 1868. Gustave artisan, chromait dans sa cave les pare-chocs, les rétroviseurs etc… des premières voitures. Maria, elle était sans cesse enceinte. Les enfants naissaient et le plus souvent mourraient les jours suivants, d’où la robe de baptême qui ne la quittait jamais : les bébés étaient tout de suite baptisés dès la naissance. Elle eut ainsi de 1892 à 1917 treize enfants dont six survécurent. Maria, Gustave et leurs petits vont prendre la route dès le début de la guerre de 1914. Ils fuient la guerre. Ypres étant tout de suite bombardé. Ils descendent ainsi jusqu’au sud de Paris : Maison Laffitte. Une fois leurs enfants survivants adultes établis en France, ils remontent à Ypres. Hélas, une deuxième guerre, celle de 1940, ravage une seconde fois encore la ville. Trop âgés, ils seront recueillis par la Croix Rouge et mourront dans un asile.

La valise de Georgia; La valise de Gustave et Maria,
Tout y est factice : vêtements, objets (papier de soie, carton…)

Installation, vues d’exposition

Les créations les plus émouvantes de Martine Casteleyn sont les « valises » dont elle déballe le contenu. Celle de ce couple de réfugiés belges, avec ses photos et papiers, ses vêtements en papier de soie froissé, ses chaussures en carton, est poignante par l’empathie qu’elle suscite et la manière dont elle souligne à la fois la fragilité de l’existence et la futilité des objets auxquels elle s’accroche.